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Voilà le violent orage
Et le déluge est consommé,
La chaleur est revenue
Avec son calme pesant.
Deux êtres immondes, sans âge,
Deux démons ont tout gommé
Le long de la rue, de l'avenue,
Plus de passé, de présent
L'avenir a disparu sur leur chemin
Le mur que j'avais construit aussi.
L'alignement des pierres finissant en impasse
Ils sont rentrés dans mon espace
Ils l'ont écrasé entre leurs mains
Mon destin, sans même dire merci.
En petits groupes, ils passent
Comme les plus noirs des rapaces
Sans frapper, sans sonner, ils entrent
Je n'avais rien caché de mon moi.
Nous les avons vues de très loin roulées
Par la très grande vague de notre vie
Ils sont rentrés dans mon être, dans mon antre
Là où mon cœur, mon âme, étaient en émoi
La grande vague est arrivée, on a coulé
Ils sont là en nous, pour nous créer des envies
Nous les avons vues de très loin couler, emportées par la grande vague de notre vie, nous les avons vus rouler entre les vagues, passionnées de leur destinée, aveugles des choses, les formules sont passées et coulées, le petit rocher de notre vie, celui que nous avions créé, pour vous pour nous, pour moi ! Petites marionnettes, tournent, tournent et puis s'en vont, ainsi font, font, font les petites M……….. !
Kim MARS 2004
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