Il y eut le temps coloré,

Celui du beau, le soleil,

Les étoiles, de la Lune.

 

Celui du temps mordoré,

Celui de la nuit et du sommeil,

Ce soir, là, dans mes runes

 

Est venu le temps gris,

D'une tendresse perdue,

D'un ange déchu, du Cézanne,

 

Et de l'égoïsme et du parti pris

L'amour il n'a pas entendu

Ni les cloches qui sonnent.

 

Comment leur dire, sans espoir

Comment leur faire comprendre

L'angoisse qui est la mienne ?

 

Comment dire mon désespoir,

Comment être aimé, les entreprendre,

Quand il fait que cela raisonne ?

 

Dans les galaxies d'un autre monde

Abandonnée, toute seule, là sur la sphère,

Nuit blanche après nuit blanche.

 

Ils m'ont lâché la main, j'suis sortie de la ronde.

Je tourne seule, dans ma stratosphère,

Je suis tombée de haut, de ma branche.

 

Un, deux, trois, je suis là ! Au ciel.

Dans les pieds du vieux berger

Ou du Dieu, sans valeur ajoutée.

 

On l'a mangé, on l'a mangé, le miel.

Ils ont été vexés et ombragés,

Pourtant me dit que j'suis dégoûtée.

 

Et voilà où la compréhension

Crée des grandes tensions,

Sans regarder les répercussions.

C'est vrai l'amour, sans persuasion.

Du respect, tu demandes sans concession,

Comme le tambour et la percussion

Qui sonnent le temps des agressions.

 

Mais attention aux proportions !

La question manque de correction.

 

Sans correction, sans attention, sans aucune protection, en dehors

de toute proportion, ils ont manqué d'affection, mais puisqu'ils manquaient d'attention, pourquoi demander la perfection, sans aucune intention de donner leur affection.

 

Kim… ! Le vulgaire* dévale la pente du superflu

 

Vulgaire  : traduit du yi-king, technique d'aide a la décision asiatique, synonyme d'imperfection, inutile, petite chose sans importance, inutilité. … !