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Pourquoi demandes-tu toujours au lieu de t'abandonner ?
Je suis celui qui sait tes faiblesses et tes désirs secrets.
Il te sera beaucoup demandé car tu connais beaucoup
Sur le chemin avanceras sans aucun garde-fou.
Regarde un feu de bois… L'arbre flambe fort et longtemps,
Il ne fait que restituer l'énergie emmagasinée en brûlant.
L'orme rituel, le hêtre puissant, le chêne vénérable
S'évertuent-ils à connaître ce dont ils sont capables ?
Leur flamme noble et sereine donne beaucoup de chaleur,
Elle raconte les soleils des dizaines d'étés, les milliers d'heures,
Vécus par leurs frères. Les milliards de secondes
Au cours desquelles s'est accompli le monde,
Miracle de la photosynthèse et véritable transmutation
De l'arbre en esprit de la nature, magnifique mission.
Et dans ce concerto pour un arc en ciel,
Libéré par le feu, il consume sa flamme éternelle.
Le sapin donnera moins, il n'a pas reçu autant,
Il asperge l'âtre d'étincelles et brûle en gémissant ;
Pour des étoiles filantes se prennent ses flammèches,
Encrassant les cheminées de leurs râles en flèche.
Toi, tu dois comprendre cela, le « corps glorieux »,
La « transfiguration » ne sont pas phénomènes mystérieux.
Tu es pareil à ce chêne, arbre sacré des Druides,
Dont la fraîche ramure rafraîchit l'extraordinaire guide ;
Ou à cet orme, arbre sacré des Templiers ?
Orgueil de la nature et de tous les jardiniers.
De tes connaissances, la force que tu as acquise,
Décline-là à foison, aussi riche qu'une devise
Pour apprendre aux autres, aux plus faibles,
A posséder en eux la puissance de l'aigle
Comme si les atomes qui composaient leurs corps
Etaient transmutés dans un tourbillon d'or.
D.C. – Terre Indigo
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